Vincent VDH

Mathéo Supiot

Collectif bascule

France



Depuis toujours, Mathéo se balade. Il n’a de cesse de découvrir, d’explorer, de rencontrer ce qui l’entoure. Le Gers est pour lui une vaste terre de culture. Son penchant curieux ne cesse de grandir. Très vite, il comprend qu’être à un seul endroit à la fois est frustrant. Rester trop longtemps sur une chaise, écouter des personnes en boucle, être évalué sur son savoir… Tout cela est trop pour lui, comme si on lui prenait son espace, sa liberté. 

Alors à cela, il ajoute le sport. Cette pratique lui a permis de se rencontrer, de se trouver. Dans le football, à Forza Labejan Saint-Jean, il apprend le collectif, à compter sur les autres, et c’est pour lui une révélation. Le collectif deviendra une partie intégrante de sa vie. 

Son entourage a toujours été une source d’énergie, un plein de bonheur. Il a su s’entourer, car une fois de plus, il comprend l’importance d’être à plusieurs : seul, la ligne d’arrivée est plus lointaine. 

Puis vient le cirque. Mais pas n’importe lequel : le Pop Circus. Une école de transmission, de valeurs, de vivre-ensemble. Là, Mathéo se sent complet. Il peut réunir tout ce qui le fait vibrer au quotidien : le collectif à travers la pratique, le mouvement, le dépassement, le tout sur une bascule. Il explose, tombe, se blesse, remonte — et tout cela en boucle. Il le sent : il est au bon endroit. 

Alors il part à Rosny, nouvelle terre de grande empleure. Il y rencontre son collectif, sa nouvelle équipe. Il y apporte son passé, sa pratique, sa curiosité et, ensemble, iels créent quelque chose de plus grand, puis partent au CNAC. Là-bas, c’est une fois de plus, une terre mais cette fois avec de grande étendue, et cette fois-ci il n’est plus seul : iels sont six.