Enora Tournier naquit en février 2003. 4e enfant (sur 6) de son père, elle s’inscrit dans l’imposante lignée des Tournier. Elle grandit en Franche-Comté, terre fromagère, aride et frigide. Elle est timide. Elle joue du piano. Elle découvre le cirque pendant l’été 2013, au centre aéré et s’inscrit avec l’aide de sa mère à Passe Muraille. Enora baigne dans l’influence et l’histoire du Cirque Plume ; malgré son jeune âge, elle rêve d’en faire partie un jour. Son père construit, répare, accompagne et sa mère écrit, dirige, accueille. Tous deux sont témoins de son affect circassien croissant et orchestrent, en septembre 2018, son évacuation dans le Poitou-Charentes, terre de chèvres, pluvieuse et plate. Au lycée, à Châtellerault, elle découvre « Les Arts du Cirque », et se spécialise en portés mais choisit l’option philosophie, qu’elle change en bascule avec option mathématiques pour le baccalauréat (on ne sait jamais). Puis en septembre 2021 elle s’exile à l’ENACR où elle rencontre les individus avec qui elle s’identifiera dans « le collectif de bascule », le tout supervisé par leur professeur Pascal Sogny. Le sextuor s’expulse pour les études supérieures, en 2023, à Châlons-en-Champagne, terre humide, terne et aisée. Elle sera le berceau de leurs jours presque heureux.
Enfin bref, dans leur collectif, iels sont 6, elle a 5 frères et sœurs, elle est la 4e, mais aime sauter à 3 sur la planche, elle a eu 2 chiens et l’année dernière 1 bascule. En tout, ça fait 17, ça fait beaucoup.
Elle ne pense pas qu’il faille grandir en collectif pour développer un esprit collectif mais elle ne pense pas que l’inverse aidera non plus. Iels aiment sauter à 6 sur la bascule, 3 par 3. Iels pratiquent en même temps un peu de banquine et de portés. Fortes et forts de leurs aventures, iels prennent la décision de monter leur propre compagnie et envisagent un futur plus que commun presque parfait.