Vincent VDH

Toon De Coninck

Collectif bascule

Belgique



Toon – se prononce ‘Tone’/‘Tɔɔn’

Né à Anvers d’une mère néerlandophone et d’un père francophone, j’éprouve mes premiers sauts d’un langage à l’autre. Dans cette ville, carrefour à cultures alimentée par son grand port, je construis mon expérience du monde. Je fais ma scolarité dans une petite école où je développe des outils pour appréhender ma relation au monde bien au-delà de cette ville.

Mon école de cirque, Ell Circo d’ell Fuego, était un endroit d’apprentissage du vivre ensemble sans aspect compétitif. À cette époque, je considérais le cirque plus un échappatoire qu’une piste de vie. Tout cela change pendant la période du covid ; un besoin profond de pratique corporelle s’y révèle. Je découvre la bascule et mon professeur de cirque, Arno Wauters, me parle de la possibilité de faire une école d’arts du cirque. Je renonce aux études universitaires. Le plus grand saut de ma vie en suit et je me retrouve en collectif de bascule-portés à l’ENACR.

« J’ai mis du temps avant d’oser dire à mon père que mon prénom bilingue s’effondrait sous le monolinguisme obstiné de la France et le refus de certain.es de regarder au-delà de la sonorité du mot cartoon »

À Rosny, je découvre un nouveau paysage de cirque ainsi que ma passion pour la création de musiques électroniques. Sous l’aile de Pascal Sogny le collectif s’amuse, c’est l’essentiel. L’envie d’un projet commun prend forme et nous emmène au CNAC en 2023. Les années à Châlons nous permettent d’établir une pratique collective que l’on place au centre de notre écriture circassienne. On s’amuse toujours autant.

Aujourd’hui, j’adore faire du son. Que ce soit dans la musique ou dans ma pratique circassienne, mon endroit est là où cette rythmique de tremblements se propage.

Je vis le collectif pour mieux vivre le monde.