Vincent VDH

Omri Etziony

Collectif bascule

Israël



Il est né en Israël, son père a une compagnie de cirque. Entre la kippa et le cirque, le choix est vite fait. Il arrive en France à l’âge de 18 ans, il ne parle pas français mais il parle bascule, il mange bascule, il boit bascule et il dort bascule. Il se protège. Il arrive au CNAC quand il a 20 ans, il s'emmêle un peu dans sa tête. Il ne trouve plus le sens de ce qu’il fait. Il commence à lire de la philosophie et pratique le tai chi pour combler le manque du sens, il se pose la question : le cirque pourquoi faire ? Il lit toujours un peu plus mais pas de réponse. Au bout d’un moment il se dit,« le manque du sens est juste un constat, il ne t’empêche rien ». Aujourd’hui il continue à lire la philosophie, le tai chi et faire de la bascule. Quand il fait de la bascule sans aucune bonne raison de le faire ça lui fait du bien, et c’est peut-être pour ça qu’il le fait.

Quand on lui demande de parler de son travail artistique parfois il cherche des réponses compliquées comme « le centre de la pratique doit être le sujet, pas l’objet, le sujet va ensuite faire en art à travers son savoir-faire », mais au fond, il croit que la réponse peut être beaucoup plus simple qu’une grande réflexion sur le cirque. Il croit que le cirque est inutile, mais c’est une expression de la liberté, comme le boulanger sait faire du bon pain ; il a passé sa vie à apprendre à le faire et lui, il sait faire des saltos, lui aussi a passé sa vie à apprendre à le faire. C’est juste le moyen d’expression qui change.