Matthis Walczak

Matthis Walczak

France - Acrobatie -

Au moment où j’écris cette biographie, je termine mon parcours étudiant en 2023 au CNAC après cinq années dans une bulle.

Né dans le Gers, sud-ouest de la France, je passe une enfance bourgeoise dans la campagne avec l’amour de ma famille. Gamin réservé passant d’une obsession à une autre, je me noie dans les fictions qui prennent le pas sur la réalité. Autre espace de liberté, mon corps en mouvement, je teste une multitude de sports sans jamais vraiment me fixer. Cela change lorsque vers mes dix ans, on m’inscrit à l’école du Pop Circus, un lieu où se mettre en mouvement c’est pour créer, faire ensemble et partager, je m’y sens bien. À onze ans, j’ai la chance de jouer sous un grand chapiteau avec mes amis, je suis chez moi.

Le reste de mon adolescence s’organise autour du cirque et de la danse. Cette dernière prend une place importante à mes treize ans au centre SBdanse. Je suis une formation pour jeunes danseur.euses, je suis initié à une multiplicité de pratiques (contemporain, jazz, hip hop, classique, afro, etc…), cela me lègue une rigueur de travail, une sensibilité chorégraphique et musicale toujours présente aujourd'hui.

Ces deux pôles m’animent et me questionnent. Qu'est ce qui me convient le mieux ? Et puis vite : Comment réunir les deux ? Un jour, avec mon ami Marius, nous pensons inventer “l’acro-danse” et décidons de nous y mettre à temps plein.

Dans la continuité de mes apprentissages, j’intègre le au bac cirque d’Auch à seize ans, l’accent est sur le parcours du spectateur, cela développe une sensibilité critique et dramaturgique du spectacle vivant.

Déterminé par ces années d'apprentissages, je tente le plus d’écoles possibles, certain que mon chemin va continuer dans le cirque. Finalement, je suis sélectionné pour deux ans à l’Ecole Préparatoire de Lyon.

L’ECL ouvre les portes, les possibles, les registres du spectacle vivant, tout est possible pourvu que l’on parte de ses envies et sensibilités, pourvu que l’on teste et que l’on accepte l’échec. J’en ressors avec plein d’outils pour créer, m’amuser, expérimenter plus encore et un gain de confiance en moi.

La sortie approche, nouveau dilemme : formation ou travail ? Deux ans dans une salle plus un confinement, le contact avec le public me manque. Malgré d’autres propositions attrayantes, je me ravise et décide de continuer ma formation en école supérieure.

De justesse sélectionné pour le CNAC, je me lance pour trois ans à Châlons-en-Champagne.

Concernant l'avenir, j’aimerais être au contact des publics, des gens, sur scène et en dehors. Être interprète, sentir que mes apprentissages peuvent se densifier quand ils sont utilisés aux bons endroits. Éviter l’entre-soi, questionner le rôle de l'artiste, porter le cirque dans les lieux où on ne l'attend pas, politiser l'art, penser et concrétiser demain.

 

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