Mats Oosterveld

Mats Oosterveld

Pays-Bas - Acrodanse -

Je suis né aux Pays-Bas le troisième jour de l’année 2000. J’y passe mes quatre premières années avant de déménager en Suède avec mes parents et mon frère. Je passe la plupart de mon enfance dans une petite ville entourée par les vastes forêts suédoises. Du temps non passé à jouer dans la nature, j’ai consacré une grande partie à jouer du piano à l'oreille.
À l'âge de sept ans, je commence la gymnastique d’équipe, aussi connu sous le nom de TeamGym, et c’est là que je commence à développer mes aptitudes corporelles et acrobatiques. La gymnastique me plaît beaucoup, mais à l'âge de onze ans, je découvre le cirque. Attiré par les diverses possibilités et la liberté que le cirque m’offrait, contrairement à la gymnastique, il occupe petit à petit une part de plus en plus importante dans ma vie. Tout cela m’amène à l’age de seize ans à opter pour le lycée cirque de Cirkus Cirkör à Stockholm. C’est pendant ces trois ans de lycée que je commence à me spécialiser en acro danse. Le choix de spécialisation se fait naturellement parce que la liberté et la simplicité que l’acro danse m’offre me correspondent.
Après le lycée, je retourne d’abord aux Pays-Bas en intégrant l’école de cirque de Rotterdam (CODARTS) avant d’entrer au CNAC un an plus tard. 
Le temps passé au CNAC est un temps de changement et de progression. Parallèlement, je commence à trouver mes propres envies artistiques, c’est aussi une période d’apprentissage ; de cirque, bien sûr, mais aussi de la langue et de la culture française. En voyant beaucoup de spectacles de cirque, de danse et de théâtre, je commence à me poser la question : « qu’est-ce que je dis avec mon art ? Avec mon corps, mes mouvements… qu’est-ce que je dis avec mon cirque ? » Petit à petit, je réalise que ce qui est important pour moi dans le cirque, c'est la signification de ce que l’artiste fait, c’est-à-dire l’impact que ses actions ont sur un public. C’est pour cette raison que les questions « Comment je peux utiliser ce que je sais faire ? et « Qu’est-ce que je veux exprimer ? » difficile ou pas, deviennent très importantes pour soutenir mon écriture.

J’ai une vision du monde à la fois pragmatique et existentielle, mais elle reste en même temps optimiste. Ce sont des choses qui ressortent souvent dans ma recherche artistique, ainsi que la musique. Je considère qu’on peut trouver du sens à la vie dans la beauté, la beauté, qui à son tour se cache souvent dans le non-sens.

 

Share