Communiqué du 5 juillet 2021

Le fonctionnement du CNAC est mis en cause par des étudiantes et étudiants anciens et actuels regroupés dans un mouvement "balance ton cirque" qui fait plus largement référence à l’ensemble des écoles de formation en cirque.

Une partie des informations communiquées par ce mouvement mettent en cause le mode de gouvernance du CNAC et les fonctionnements attribués à la direction.

Ces deux adresses présentent des contenus différents.

Concernant la question de la gouvernance du CNAC, il est nécessaire de rappeler que des représentantes et représentants d’étudiantes et étudiants siègent au CNESERAC, qui délivre les accréditations aux établissements et que c’est dans ce cadre que ces enjeux doivent être abordés. Un représentant des étudiantes et étudiants du CNAC a été élu comme représentant des étudiantes et étudiants au sein de cette instance en Mai 2021.

Sur les autres points, la direction du CNAC entend et prend acte des perceptions et des retours des étudiantes et étudiants par rapport à leur formation, mais regrette que cette parole ne se soit pas exprimée dans les différentes instances et dispositifs existants dans lesquels les étudiantes et étudiants sont systématiquement représentés, ou via une prise de contact directe avec le Président du Directoire.

La formation circassienne nécessite, au même titre que d’autres disciplines artistiques corporelles ou des pratiques sportives de haut niveau, un engagement physique et psychique important et un rapport au corps particulier. La gestion des carrières artistiques, inscrite dans un environnement concurrentiel réel, entraîne parallèlement une subjectivité inévitable dans l’évaluation et l’accompagnement des projets des étudiantes et étudiants. Ces situations nécessitent une prise de conscience et une attention particulière, des enseignantes et enseignants, des équipes d’encadrement, mais également des étudiantes et étudiants qui s’engagent, elles et eux aussi dans le processus de formation, de transmission et d’accompagnement pédagogique de leur projet.

La direction du CNAC apporte une attention constante à ces enjeux, en accompagnant au mieux l’équipe pédagogique, en interrogeant régulièrement les pratiques, en faisant évoluer les modes d’évaluation et en proposant des espaces de parole, des temps de réflexion et d’échange. La désignation de référentes et référents dédiés et la mise en place d’outils d'information et de signalement spécifiques s’inscrivent pleinement dans ce cadre.

Ces dispositifs développés au CNAC ces dernières années, ne semblent toutefois pas répondre à tous les besoins et, en particulier, à celui d’une plus grande liberté de parole, puisque celle-ci a eu besoin de se manifester dans un dispositif de revendication publique.

C’est pourquoi le travail déjà engagé va être poursuivi et renforcé dès la rentrée 2021/2022. Il a pour objectif de permettre une plus grande liberté de parole, une écoute neutre et bienveillante et une prise en compte des demandes et signalements, dans les limites et le respect du cadre de fonctionnement d’un établissement d’enseignement supérieur.

Communiqué du 5 juillet 2021 Communiqué du 5 juillet 2021 - Centre national des arts du cirque / CNAC Châlons-en-Champagne (63 Ko)

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